French poem
Les Nases
by Aristide Bruant (1851–1925)
C’est le clairon qui les éveille, Mais quand ils quittent la kasba, Ils vont, la chéchia sur l’oreille, Marchant au son de la nouba.
Le nase, C’est l’blaze Du tirailleur algérien, Qui marche bien !
Ces petits-là n’ont pas d’histoire, Ils n’ont fait que donner leur peau. Pour qu’ils en gardent la mémoire, On a décoré leur drapeau.
Le nase, C’est l’blaze Du tirailleur algérien, Qui marche bien !
Et sous le drapeau tricolore, Les nases marchent dans les rangs De la France qui les honore Comme elle honore ses enfants.
Le nase, C’est l’blaze Du tirailleur algérien, Qui marche bien !