Versos French Aristide Bruant Lézard

French poem

Lézard

by (1851–1925)

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On prend des magnièr’ à quinze ans, Pis on grandit sans Qu’on les perde : Ainsi, moi, j’aim’ ben roupiller J’ peux pas travailler, Ça m’emmerde. ..................

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J’en foutrai jamai’ eun’ secousse, Mêm’ pas dans la rousse Ni dans rien. Pendant que l’soir ej’ fais ma frape, Ma sœur tait la r’tape Et c’est bien :

Alle a pus d’ daron, pus d’ daronne, Alle a pus personne, Alle a qu’ moi. Au lieu d’ sout’nir ses père et mère, A soutient son frère, Et pis, quoi ?

Son maquet, c’est mon camarade, I’ veut ben que j’ fade Avec eux. Aussi j’ l’aim’, mon beau-frère Ernesse, Il est à la r’dresse Pour nous deux.

Ej’ m’occup’ jamais du ménage, Ej’ j’suis libe, ej’ nage Au dehors, Ej’ vas sous les sapins, aux buttes, Là j’allong’ mes flûtes Et j’ m’endors.

............... ............... On prend des magnièr’ à quinze ans, Pis on grandit sans Qu’on les perde : Ainsi, moi, j’aim’ ben roupiller, J’ peux pas travailler, Ça m’emmerde.