Versos French Armand Silvestre À François Coppée

French poem

À François Coppée

by (1837–1901)

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Frère, merci ! — Ta main vers la mienne tendue Fleurit, comme un laurier, mon aride chemin, Et vers ce rameau d’or je tends, avec ma main, L’espoir désespéré de ma fierté perdue.

Mon âme, avant le temps dans l’ombre descendue, S’épanouit encor sous un regard humain. Pleurant encor hier et redoutant demain, L’étemelle pitié des cœurs amis m’est due.

De la même tristesse ayant subi l’affront, Nous marchons tous les deux des épines au front, Mais sachant qu’il est doux de chanter quand on aime ;

Qu’aux chansons seulement le cœur peut s’apaiser, Que le corps de la femme est l’unique poème Et que le plus beau vers ne vaut pas un baiser.