French poem
À Jean Béraud
by Armand Silvestre (1837–1901)
Cependant qu’à l’église, où chaque main arrose Avec le goupillon d’argent les draps en deuil, Nous jetions l’eau bénite en passant, une rose Mourait dans un bouquet mis au pied du cercueil.
Dieu sait si la pauvre âme a, sous cette rosée, Senti de son linceul s’alléger le fardeau ! Mais on a vu la fleur, tout à l’heure épuisée, Se rouvrir un instant sous cette goutte d’eau !