French poem
Xxi
by Auguste Dozon (1822–1890)
Nuit sombre, tu es pleine de ténèbres! plus plein encore de chagrin est mon coeur. Je nourris ma douleur, et ne la dis à personne: je n'ai point de mère à qui la conter, ni de soeur, à qui me plaindre; un amant seulement, il est loin de moi: le temps d'arriver, et il est plus de minuit; le temps de m'éveiller, les chanteurs chantent; le temps de m'embrasser, l'aube blanchit: «L'aube blanchit, ami, il faut partir.»