French poem
Au temps
by Auguste Lacaussade (1815–1897)
Ô toi que le bonheur redoute, Fatidique vieillard, seul ami du malheur, Dieu qui portes la faux, éternel moissonneur, Ô Temps ! — ma voix t’implore, écoute Ce vœu, — le dernier vœu que doit gémir mon cœur.
Hâte pour moi ton vol suprême ; Des espoirs décevants moissonne en moi la fleur ; Étouffe dans mon sein une implacable ardeur : Fais que j’oublie autant que j’aime ! Détruis un lâche amour, ô divin destructeur !