Versos French Auguste Lacaussade Ce qu’il aime

French poem

Ce qu’il aime

by (1815–1897)

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J’aime, ô Bacchus ! ton divin rire, J’aime tes danses et tes jeux ; A table, où la coupe m’inspire, J’aime à faire vibrer ma lyre Près de éphèbe aux blonds cheveux. Mais de myrtes et d’hyacinthes, J’aime surtout, les tempes ceintes, A m’entourer d’un mol essaim De jeunes vierges au beau sein. Mon cœur ne connaît point l’envie, J’ignore sa malignité. N’aimant que la fleur de la vie, Je hais, par le vin excité, Le bruit des ivresses grossières Et des banquets tumultueux. Aux bras des Grâces printanières Dansons, groupe voluptueux. Mais loin de nous les noirs délires Du Dace aux brutales amours ! Mêlons aux vins pourprés les rires ! Aux chants des coupes et des lyres, Faisons léger le poids des jours !