French poem
Chanson de Juin
by Auguste Lacaussade (1815–1897)
La rose fraîche et vermeille Ouvre son cœur à l’abeille ; La blonde fille du ciel
Buvant son âme odorante, Sur la fleur s’endort mourante, Ivre d’arôme et de miel.
Cette rose, c’est ta bouche. Oh ! bienheureuse la mouche Pour qui la fleur doit s’ouvrir ! Qui du miel dont tu me sèvres, Un jour, pourra sur tes lèvres Boire l’ivresse et mourir !