French poem
AIR: Quand tout renaît à l'espérance
by Benjamin Sulte (1841–1923)
Quand on a marqué sa carrière D'une étape de vingt-cinq ans, Et que l'on retourne en arriére Pour mesurer les pas du temps, Il est bon de pouvoir se dire: «Je n'ai ni remords ni regrets; «Ma femme a gardé son sourire: «Gaîment je recommencerais.»
Vive l'amour qui nous console! Que de bons quarts d'heure il nous vaut... Mais on m'enlève la parole, Il se passe ici du nouveau; Un jeune couple se présente Que l'exemple à su dominer. Il est joyeux, aimable, il chante: «Nous sommes prêts à commencer!»
Ainsi le monde tourne et roule, Dans vingt-cinq ans les noces d'or! Vos amis reviendront on foule, Heureux, vous saluer encore— Et nos jeunes gens, pleins de flammes, Sur vos pas ayant su marcher, Rediront gaîment à leurs femmes: «Quel plaisir de recommencer!»