French poem
Au Correcteur D'épreuves
by Benjamin Sulte (1841–1923)
Sapristi! ne corrigeons rien! Plus je corrige, plus je gâte. Je suis fait d'une telle pâte Que j'en reste au premier moyen.
En ne retouchant point ma prose L'imprimeur me remerciera. Quant à mes vers, jamais je n'ose Les allonger d'un errata.
Ainsi, vos alarmes sont vaines. Fumez la pipe là-dessus, Et pardonnez-moi mes fredaines, Car je n'y retournerai plus.