Versos French Charles Le Goffic Medio de fonte dolorum

French poem

Medio de fonte dolorum

by (1863–1932)

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Pour qu’aucun des passants dont il est épié N’accable des éclats d’une fausse pitié Ton cœur où saigne encore une plaie écarlate, Agis à la façon de l’enfant spartiate Que mordait sous sa blouse un renard écumant, Ô Maxence, et sur lui dispose habilement Les plis d’une savante et feinte indifférence. Mais, de retour chez toi, seul avec ta souffrance,

Rejette ce manteau de fallace et d’orgueil Et reprends ton visage en retrouvant ton deuil.

II

Comme monte, pareil aux bulles de la mer, Du fond des voluptés je ne sais quoi d’amer. Ainsi, Maxence, ainsi, mon fils, dans la retraite. Les maux les plus cruels ont leur douceur secrète. Le tien n’est pas de ceux dont on guérit. Pourtant, Toi qui naguère, cœur encore impénitent, Le maudissais, déjà tes regards, ô Maxence, Goûtent à l’observer une acre jouissance… Demain tu connaîtras, redevenu chrétien, Que ce mal dont tu meurs, pauvre homme, est ton seul bien.