French poem
Vos yeux
by Charles Le Goffic (1863–1932)
…Et les yeux des jeunes filles y sont comme ces claires fontaines où sur un fond d’herbes ondulées se mire le ciel.
Je compare vos yeux à ces claires fontaines Où les astres d’argent et les étoiles d’or Font miroiter, la nuit, des flammes incertaines.
Vienne à glisser le vent sur leur onde qui dort, Il faut que l’astre émigre et que l’étoile meure, Pour renaître, passer, luire et s’éteindre encor.
Si cruels maintenant, si tendres tout à l’heure, Vos beaux yeux sont pareils à ces flots décevants, Et l’amour ne s’y mire et l’amour n’y demeure
Que le temps d’un reflet sous le frisson des vents.