Versos French Charles-Théophile Féret Il n’est bon bec que de Normand

French poem

Il n’est bon bec que de Normand

by (1858–1928)

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Vard, c’est l’archer Gallois. Frémine Chante Suresne et Bougival ; Loriot, Tyr et Salamine. Jean Lorrain, alias Duval, Ravit Byzance en carnaval. Paris, pris d’assaut par Lucie, Skalde et guerrière, négocie. Le pinceau de Beuve est Flamand Bref, partout, fors en Béotie, Il n’est bon bec que de Normand. Un cru bourguignon enlumine Certain queux, pinteur sans rival. Du Permesse au Pactole émine Phédre-Crésus. Sur un narval, Moi, je vins du Pôle à cheval. Courage, or, santé, j’apprécie Sur tous dons la main réussie Qu’incurva Dieu si congrument. Quand la serre au bec s’associe, Il n’est bon bec que de Normand. Je le crois, je ne fais pas mine. J’aime ces biberons du Val De Vire, dont le nom chemine : Et Gaultier-Garguille, et Courval, Cauchois d’amont, Sagiens d’aval. Onc ne fut leur suprématie, Luth ou verre en main, obscurcie. Masse ! Masse ! Gros Saint-Amant. Quand de pinter il te soucie, Il n’est bon bec que de Normand. Mais un gros seigneur vous domine : L’Éditeur. Ce fut Petit-Val, C’est Lemerre. On meurt de famine Ou de protêts sans son aval. Où est le temps de Charleval, « Que d’un blanc manger d’ambroisie « La Muse en secret rassasie ? » Scarron nous fait, ce conte, il ment. Le gars rinçait le Malvoisie. Il n’est bon bec que de Normand. Prince, s’il sied qu’on te mercie, Ne dis pas bis ! au compliment. Ou crains à ta bourse autrement Un bis ! qui lui préjudicie : Préface à placet balbutie, Il n’est bon bec que de Normand.