Versos French Édouard Ducoté Kalé

French poem

Kalé

by (1870–1929)

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Toi qui viens chaque nuit, ô anxieux amant, interroger la pierre qui me couvre, tu ne trouveras pas de réponse à ton doute ; je te suis, morte, aussi cachée qu’en mon vivant. N’accuse que toi seul de ces larmes versées ; pourquoi t’obstines-tu dans ta vaine pensée ? Si tu tendais l’oreille tu percevrais les voix que confond en un chœur la troupe des étoiles. Elles te disent (entends-les) :

Nous répandons sur toi notre lumière, et tu n’exiges rien de nous que de parer les nuits sereines de nos feux scintillants et doux.

Quel insensé voudrait connaître les énigmes de notre mystère ? Serait-il satisfait si nous lui répondions que nos mondes dorés sont de mornes déserts.

Nous avons appris des poètes dont les chants atteignent les cieux que nos sphères versent des rayons, mais nous l’ignorerions sans eux.

À nous-mêmes mystérieuses, nous ne voyons pas notre éclat. Kalé est une sœur des astres. A-t-elle des secrets, elle ne le sait pas.