French poem
Ronde des départs
by Franc-Nohain (1872–1934)
— Pour montrer que nous sommes tristes, Il convient d’agiter nos mouchoirs de batiste.
CHŒUR DES SCEPTIQUES Et si vous n’avez pas de mouchoir ?
— Nous quitterons nos redingotes Offrant au vent leurs pans qui se gonflent et flottent.
LE CHŒUR Et si vous n’avez pas de redingote ?
— Que notre gilet de flanelle S’envole vers l’absent comme de blanches ailes.
LE CHŒUR Et si vous n’avez pas de flanelle ?
— Mais notre pantalon nous reste Pour faire au train qui part nos signaux de détresse.
LE CHŒUR Et si vous n’avez pas de pantalon ? —
— (C’est absolument invraisemblable.)