French poem
« Ils s’en vont ces rois de ma vie »
Ils s’en vont ces rois de ma vie, Ces yeux, ces beaux yeux, Dont l’éclat fait pâlir d’envie Ceux même des cieux. Dieux, amis de l’innocence, Qu’ai-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va précipiter ?
Elle s’en va, cette merveille Pour qui, nuit et jour, Quoi que la raison me conseille, Je brûle d’amour. Dieux, amis de l’innocence, Qu’ai-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va précipiter ?
En quel effroi de solitude Assez écarté Mettrai-je mon inquiétude En sa liberté ? Dieux, amis de l’innocence, Qu’ai-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va précipiter ?
Les afflffligés ont en leur peine Recours à pleurer : Mais quand mes yeux seroient fontaines, Que puis-je espérer ? Dieux, amis de l’innocence Qu’ai-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va précipiter ?
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