French poem
« Je le connais, Destins, vous avez arrêté »
Je le cognois, Destins, vous avez arresté Qu’aux deux fils de mon Roy se partage la terre, Et qu’aprés le trépas ce miracle de guerre Soit encor effroyable en sa posterité.
Leur courage, aussi grand que leur prosperité, Tous les forts orgueilleux brisera comme verre ; Et qui de leurs combats attendra le tonnerre Aura le chastiment de sa temerité.
Le cercle imaginé qui de mesme intervalle Du nord et du midy les distances égale, De pareille grandeur bornera leur pouvoir :
Mais estant fils d’un pere où tant de gloire abonde, Pardonnez-moy, Destins, quoy qu’ils puissent avoir, Vous ne leur donnez rien, s’ils n’ont chacun un monde.
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