Versos French Georges de Porto-Riche III (Ils étaient tous les deux de…)

French poem

III (Ils étaient tous les deux de…)

by (1849–1930)

Listen in the reader

Ils étaient tous les deux de race gibeline, L’un et l’autre venaient des pays violents ; Ce n’était qu’un joueur obscur de mandoline, Mais ses yeux étaient insolents.

Il lui semblait parfois qu’il l’avait rencontrée Dans les siècles passés, et qu’elle avait souri ; Alors comme aujourd’hui, d’une guimpe serrée Sortait ce visage amaigri.

Au temps du vieux Boccace et des patriciennes, Peut-être qu’à Florence un soir elle daigna Poser très longuement ses lèvres sur les siennes, Dans un palais de l’Orcagna.