French poem
064 (L’ange de la fraîcheur plane sous…)
by Georges Docquois (1863–1927)
L’ange de la fraîcheur plane sous le soleil ! Il plane sur mon corps, qui brûlait, tout à l’heure ! Depuis que de son aile, en planant, il m’effleure. Je sens en moi couler un sang bien plus vermeil !
Il plane sur mon corps ; et voici le réveil De mes forces ; et c’est si divin que j’en pleure ! Il plane sur mon corps ; et, ce n’est’pas un leurre. Mon corps est inondé d’un bonheur sans pareil !
Mais mon âme est encor sur la grand’route aride ! Mais mon âme est encor sous le grand ciel torride, Et l’air qu’elle respire est toujours suffocant !
L’ombre douce à mon corps, mon âme la réclame. Ah ! pourrai-je jamais peindre mon bonheur, quand L’ange de la fraîcheur planera sur mon âme !…
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