French poem
100 (Tout me rit. Tout me plaît…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Tout me rit. Tout me plaît. Je me réconcilie Avec moi-même et n’ose plus me mal juger ! Je me crois bon ! Je foule tout d’un pas léger. La vieille Elvire même me semble jolie !
Qu’est-ce que cet état, si ce n’est la folie ? Je suis comme un jeune arbre en fleurs dans un verger ! D’un grand troupeau de rêves purs je suis berger ! J’ai la sensation vague que je t’oublie !…
Je lis Platon avec un œil neuf et subtil, Et le comprends. — bien qu’il soit triple, paraît-il ! N’est-ce pas effarant ? Quelle divine cause,
Dis-moi, peut bien produire un si splendide effet ? Ah ! j’y vois clair ! Ce n’est que cette basse chose : L’amour propre qui va se sentir satisfait !