French poem
179 (Je t’en offrais souvent de ces…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Je t’en offrais souvent de ces rouges œillets… Je n’en donnerai plus, désormais, à personne ; Et, quand je les contemple, à présent, je frissonne De tristesse, songeant au temps où j’en cueillais
Des douzaines pour toi qui t’en émerveillais, Faisant l’enfant et sautillant comme pinsonne… D’un juillet battant neuf la première heure sonne ; Et je me ressouviens de quatre autres juillets.
Si pleins de nous et dont le cours fut si rapide ! Ah ! ce juillet nouveau, de ta présence vide, Combien, déjà, subitement, je m’en sens las !
D’où sortent ces regrets ? D’où vient cette souffrance, Devant ces œillets-ci, que je ne cueille pas ?… T’aimé-je donc encor ? Te hais-je ? Incohérence !…
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