French poem
190 (Mais revenons… Denis m’apprend que ton…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Mais revenons… Denis m’apprend que ton galant Depuis trois jours dans le jardin paraît t’attendre. Mais que tu ne viens plus rejoindre ce Clitandre Si bien verni, si purement guêtre de blanc !
« Il croque le marmot. Il prend pied comme un plant, Debout au même endroit. » fait Denis ; « c’est à fendre Le cœur, vraiment ! Fichtre ! la dame n’est pas tendre !… Hein ? croyez-vous ! Ce bon monsieur ! C’est désolant ! »
Et j’écoute Denis, mais reste bouche close. Le merle siffle. Je souris. Denis arrose. L’ombre tout doucement brunit mon jardinet.
Le rossignol va préluder. L’heure est insigne… Pourquoi fais-tu souffrir, ma chère, ce benêt ? Je t’assure qu’il est de toi tout à fait digne.
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