French poem
Coucher de soleil
Oh ! j’aime les lointains empourprés du couchant ! Le soleil disparait dans les plis des nuages, Mais sa traînée ardente, à flots d’or s’épanchant, Inonde les chemins qui mènent aux villages.
Où meurent les clartés, l’écho fait naître un chant : Le vent tiède bruit. Les faucheuses volages Pieds nus, corsage ouvert, de fleurs s’endimanchant Suivent les chariots aux pesants attelages.
Tout s’emplit de parfums, de rhythmes et d’amour. Alors comme un adieu mélancolique au jour La cloche jette au loin sa lente sonnerie,
Et l’on marche en rêvant de la grande patrie Qui s’étend par delà l’océan du ciel bleu Où reluit le soleil comme une île de feu !…