Versos French Gustave Le Vavasseur Vire et les Virois

French poem

Vire et les Virois

by (1819–1896)

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Qu’il fait bon aller en rimant Des Vaux de Vire aux Vaux de Bures ! Pour un poète bas-normand, Qu’il fait bon aller en rimant ! Il y trouve le sentiment D’Apollon chercheur d’aventures. Qu’il fait bon aller en rimant Des Vaux de Vire aux Vaux de Bures !

Connaissez-vous maître Olivier ? C’était un vieux foulon de Vire. Il ne foulait que son cuvier. Connaissez-vous maître Olivier ? Quant aux finesses du métier, Il savait chanter, boire et rire. Connaissez-vous maître Olivier ? C’était un vieux foulon de Vire.

Connaissez-vous maître Le Houx ? C’était un avocat de Vire. Il buvait du sec et du doux ; Connaissez-vous maître Le Houx ? Il avait pris son nom du houx Qu’aux cabarets on voit reluire. Connaissez-vous maître Le Houx ? C’était un avocat de Vire.

Connaissez-vous Thomas Sonnet ? C’était un médecin de Vire. Il tournait fort bien un sonnet ; Connaissez-vous Thomas Sonnet ? Aux malades il ordonnait De ne jamais boire du pire. Connaissez-vous Thomas Sonnet ? C’était un médecin de Vire.

L’Olivier, le Houx, le Sonnet Sont : Paix, Cabaret, Poésie. Tout bon rimeur aime et connaît L’Olivier, le Houx, le Sonnet. Dame Raison perd son bonnet Lorsque la rime est bien choisie. L’Olivier, le Houx, le Sonnet Sont : Paix, Cabaret, Poésie.

Vire est un lieu délicieux, Vire est une ville normande ; Ce n’est pas le séjour des Dieux. Vire est un lieu délicieux, Mais, ce que j’aime beaucoup mieux, La paix que l’on y trouve est grande. Vire est un lieu délicieux, Vire est une ville normande.

Les cabarets y sont nombreux, Et les buveurs y sont solides. Bien plus qu’autrefois dans Évreux Les cabarets y sont nombreux. À Vire point de cerveaux creux, Mais on y voit des verres vides. Les cabarets y sont nombreux, Et les buveurs y sont solides.

C’est le frais berceau des chansons Et la mère du vaudeville ; Les foulons percent les poinçons, C’est le frais berceau des chansons ; Les plaideurs s’y font échansons, Les médecins dînent en ville. C’est le frais berceau des chansons Et la mère du vaudeville.

Qu’il fait bon aller en rimant Des Vaux de Vire aux Vaux de Bures ! Pour un poète bas-normand, Qu’il fait bon aller en rimant ! Il y trouve le sentiment D’Apollon chercheur d’aventures. Qu’il fait bon aller en rimant Des Vaux de Vire aux Vaux de Bures !