French poem
Jouvence
by Iwan Gilkin (1858–1924)
« Peux-tu rassasier mon âme inassouvie ? « Peux-tu rendre la flamme aux cendres de mon cœur ? « Ô toi, mon dernier rêve et ma suprême ardeur, « J’ai suspendu ma vie au charme de ta vie.
« Envolez-vous, baisers de sa bouche ravie ! « Élancez-vous, rayons de son regard vainqueur ! « Que ton doux règne arrive, ô prince du bonheur ! « La joie est ton esclave et la beauté t’envie ! »
Ainsi parle Psyché, qui retrouve au détour Des chemins douloureux l’adolescent Amour Assis en souriant sur le bord d’un abîme.
Ah ! goûter dans tes bras l’espérance et la foi ! Ah ! voir dans ma nuit naître une aurore sublime, Ah ! sentir sur mon cœur battre un cœur plein de moi !