French poem
Prélude
by Jean Aicard
Ingénieur ou militaire, L’ensanglantant, la mesurant, Tout homme en passant sur la terre Veut en être le conquérant... On ne l’a--qu’en la labourant!
Qu’un jour l’ingénieur s’arrête De tracer des chemins de fer, Et Jacque André qui n’est pas bête Saura dire en hochant la tête Qu’on vit très bien sans changer d’air.
Que le grand Napoléon meure, Et qu’on soit en paix cinquante ans Mille en riront, pour un qui pleure! Mais si le blé manque à son heure, Le plus sot ne rit pas longtemps.
Il a bientôt l’échine ronde, Celui qui courbé sans fardeaux Bêche la terre et la féconde, Et ce serait la fin du monde S’il voulait relever son dos!
O bases de toute fortune, Vous rendre hommage est mon projet, Hommes voûtés qui sans rancune Supportez la maison commune Comme les Hommes de Puget!