French poem
« Pourquoy soupires tu ô lasche effeminé »
by Jean-Baptiste Chassignet (1571–1635)
Pourquoy soupires tu ô lasche effeminé Quant la Parque t'appelle ? As tu veu sur la terre Par tout ou le Soleil vagabondement erre Homme, qui par la mort ne se vit butiné ?
Combien voys tu de Fort contre bas incliné, De Chasteau renversé par l'effort de la guerre, De rocher opprimé par le coup du tonnerre, Par le desbort des eaus de palais ruiné ?
De fleurir & fanir, de mourir & de naistre D'abaisser & hausser, d'augmenter et decroistre Nous est commun à tous, & la divinité
Parmy ces changemens eternellement stable N'a voulu que rien fut de ferme ou perdurable Hors de l'abysme profond de son Eternité.
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