French poem
« Puisqu’il faut que je meure, ô Dieu je te reclame »
by Jean-Baptiste Chassignet (1571–1635)
Puisqu'il faut que je meure, ô Dieu je te reclame En ceste extremité veuille moy secourir, Et fais tous mes pechez auparavant mourir Que l'implacable mort me jette sous la lame :
Ces fols plaisirs mondains qui decoivent nostre ame De leurs appas trompeurs & nous font encourir Une eternelle mort, nous les voyons perir Comme la neige fond au milieu de la flame
La vertu seule au monde est un plaisir certain Perdurable, immortel perpepuel et plein Que la mort ny le sort ny le temps ne surmonte
Si l'on tasche à fletrir son lustre nompareil C'est comme une nuee opposee au soleil Qui la clarté du jour aucunement ne domte.
More by Jean-Baptiste Chassignet
- « Pourquoy estimes tu homme bouffis d’audace »
- « Pourquoy soupires tu ô lasche effeminé »
- « Pouvant dessus le pont marcher en asseurance »
- « Presupposes, mortel, quant l’esclairante flame »
- « Puisqu’il te faut mourir, oste toute contrainte »
- « Quand le fruit est cueilli la feuille ternissante »
- « Quant bien un homme droit condamné par la rage »
- « Quant il faut l’enterrer, l’homme avaricieus »