French poem
Sonnet XXV (Contemplez hardiment tous ceus qui sont…)
by Jean de Sponde (1557–1595)
Contemplez hardiment tous ceus qui sont coustumé De se sacrifier à l'autel des beautez, Vous verrez que le vent de leurs legeretez Leur esteint le braiser aussi tost qu'il l'allume.
Mais moy, qui si long temps à vos yeux me consume Je ne consume point pourtant mes fermetez, Et d'autant plus avant au feu vous me mettez Plus l'or de mon amour a durer s'accoustume.
Pour vous, belle, le tout de ce tout ne m'est rien, Ces biens sont povretez au regard de ce bien, Et vous servir tant plus que mille & mille empires
S'en trouve qui voudra vivement offencé, Pour moy j'aimerois mieux mourir en vos martyres, Que vivre au plus grand heur qui puisse estre pensé.