French poem
Ce ne sont pas ceux-là
by Jean Moréas
Ce ne sont pas ceux-là qui blessent ma pensée, Les membres délicats où tu es enfermée ! Ô Énone, tu peux, semblable à cet oiseau Qui dessus le Taygète engendra les gémeaux, De grâce armer ton cou, armer ta bouche encore, Le poli de ton teint, riche et brillante aurore ; Ton oblique regard, de sa plus vive flamme : Je connais mieux ainsi la pudeur de mon âme !