French poem
Gentil esprit, l’honneur des Muses
by Jean Moréas
Gentil esprit, l’honneur des Muses bien parées, La Tailhède, les bandelettes sacrées Ceignent ton front. Bien que tu passes parmi nous, Que la cendre à tes pieds de cette vie reste Comme aux flancs de Délos la mousse du Géreste, Ta soif s’étanche aux flots Dircéens, et d’un doux Murmure le laurier frémit quand tu parais, Et sur le vil Python ta main vire les traits Indubitables, et tes vœux appendent des prémices Au bord de l’Acragas où meuglent les génisses.