French poem
Les pâles filles de l’argile
by Jean Moréas
Les pâles filles de l’argile S’en vont hurlant par les chemins, Et dans un transport inutile Sur leurs seins nus crispent leurs mains.
Lèvre vaine de ses carmins, Orgueil de la hanche nubile, Senteurs fugaces de jasmins. Ô cette extase puérile !
TOI, dans qui j’ai constitué Pour me consoler de la terre, L’amour stérile et solitaire,
Dors ton sommeil impollué Sous la pierre que ne soulève Que la force occulte du rêve.