French poem
Parodie
by Jean Moréas
Ha, que l’on lève incontinent les caducées Sur mon cœur. Et c’est assez de ces familiers Crève-cœur ; et je m’en vais mettre des colliers Et des rubans aux boucs qui hantent mes pensées.
Et c’est assez, ô mon cœur, de ces traversées Risibles. Et soyons les dévots cavaliers ; Et soyons le palais aux joyeux escaliers ; Soyons les danses qui veulent être dansées.
Soyons les cavaliers cruels. Soyons encor La farce espagnole : les dagues, les dentelles ; La duègne, le tuteur et le corrégidor,
Et don Garcie, et leurs cautèles mutuelles. — Puis, viens, et que nous chantions, sur la harpe d’or, L’azur et la candeur, et les amours fidèles.