Versos French Jean Richepin L’Auberge

French poem

L’Auberge

by (1849–1926)

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Pauvre fou, que torture un désir implacable ! Amour-propre imbécile et stupide fierté ! Ainsi, c’est pour cela qu’il n’est pas déserté Ce travail de haleur sans repos qui t’accable !

C’est l’orgueil d’expliquer demain l’inexplicable Qui te retient ! Au lieu d’avoir tant disserté, Que n’as-tu reconquis d’un coup ta liberté En desserrant tes doigts qui saignent sur le câble ?

Les autres haleraient toujours. Toi, maintenant, Dans l’auberge tranquille ouverte à tout venant Tu dormirais. Eh bien ! Que t’importent les autres,

Et leur labeur stérile et leurs devoirs remplis, Si, tandis qu’ils sont pleins d’angoisses, tu te vautres Dans le lit de la Mort aux draps frais et sans plis ?