French poem
I
by John Keats
Saison de brume et de féconde abondance, Proche parente du soleil qui dore; Contribuant avec lui à charger et à combler De fruits les vignes qui courent le long des toits de chaume; A courber sous le poids des pommes les arbres moussus du cottage, A mûrir jusqu'au cœur tous les fruits; A grossir les courges, à gonfler les coques des noisettes D'un succulent noyau; à faire bourgeonner davantage Et davantage encore, les dernières fleurs pour les abeilles, Au point de leur faire croire que les jours chauds ne cesseront jamais, Tant l'Eté a rempli jusqu'au bord leurs visqueuses alvéoles.