Versos French John Keats Sonnet

French poem

Sonnet

by

Listen in the reader

Combien de bardes dorent le cours du temps! Quelques uns d'entre eux furent toujours la nourriture De mon imagination charmée--Je pouvais longuement méditer Sur leurs beautés, terrestres ou célestes: Et souvent, lorsque je m'asseois pour rimer, Elles font en foule irruption dans mon cerveau: Mais ni confusion, ni trouble grossier Elles n'apportent; c'est un harmonieux accord. Ainsi les innombrables sonorités qui sont l'apanage du soir; Les chants des oiseaux--le bruissement des feuilles-- La voix des eaux--la grande cloche qui se balance En résonnant solennellement--et des milliers d'autres encore, Que la distance empêche de reconnaître, Forment non un vacarme incohérent, mais une délicieuse symphonie.

Avril 1816.

A G. A. W.

Nymphe du sourire en dessous et du coup d'œil de côté, Dans quels plus divins moments de la journée Es-tu la plus séduisante? Est-ce lorsque, t'écartant des droits chemins, Tu t'engages dans les labyrinthes des douces paroles? Ou lorsque avec sérénité tu vagabondes en un ravissement De pensée plus raisonnable? Ou lorsque, partant au loin En costume désordonné pour affronter les rayons du matin, Tu jettes les fleurs éparses dans ta danse vertigineuse? Peut-être est-ce lorsque tes lèvres de rubis s'entrouvrent délicieusement, Et restent ainsi parce que tu écoutes: Mais tu as été éduquée si exclusivement en vue de plaire Qu'il m'est impossible de dire jamais quelle disposition est la meilleure. J'aurai aussi vite jugé quelle Grâce plus élégamment Danse devant Apollon, que résolu cette question.

Avril 1816.