Versos French John Keats Sonnet

French poem

Sonnet

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Pour celui qui a longtemps été parqué dans la ville, Quelle joie de promener ses regards sur la sereine Et libre étendue du ciel,--d'exhaler une prière Sous le plein sourire du firmament azuré! Qui peut être plus heureux que lui, lorsque d'un cœur satisfait Il enfonce ses membres lassés dans quelque moelleux tapis D'herbe drue, et lit une débonnaire Et poétique histoire d'amour et de langueur? Quand il rentre chez lui, le soir, son oreille Perçoit les plaintes de Philomèle, ses yeux Surveillent la brillante course des nuées qui voguent dans l'espace; Il se lamente de ce que ce jour se soit si vite écoulé: Comme la chute d'une larme d'ange Qui tombe dans le lumineux éther, silencieusement.

1816.