Versos French John Keats Sur La Mer

French poem

Sur La Mer

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Elle entretient d'éternels murmures autour De ses rivages désolés, et de son puissant gonflement Engloutit deux fois dix mille cavernes, jusqu'à ce que le charme D'Hécate leur abandonne leurs sonores et antiques ténèbres. Souvent on la trouve d'humeur si paisible, Que c'est à peine si la plus petite écaille Sera remuée, pour des jours, de la place où elle est une fois tombée, Lorsque, la dernière fois, les vents du ciel étaient déchaînés. O vous! qui avez les prunelles des yeux meurtries et lassées, Régalez-les devant l'immensité de la mer; O vous! dont les oreilles sont rassasiées de rudes vacarmes Ou repues jusqu'à indigestion de fades mélodies,

Asseyez-vous à l'entrée de quelque vieille caverne, et méditez Jusqu'à ce que vous tressailliez, comme si les nymphes de la mer chantaient!

18 avril 1817.