French poem
Sur La Sauterelle Et Le Grillon
by John Keats
La poésie de la terre ne meurt jamais: Quand tous les oiseaux abattus par la chaleur du soleil Se cachent sous la fraîcheur des arbres, une voix courra De haie en haie le long des prés nouvellement fauchés; C'est celle de la Sauterellle--qui conduit le concert Dans la volupté de l'été; inépuisables Sont ses délices; et, lorsqu'elle est lassée de ses jeux Elle se repose à l'aise, abritée sous quelque roseau hospitalier. La poésie de la terre ne cesse jamais: Par une solitaire soirée hivernale, quand la gelée A imposé un silence général, dans l'âtre grince Le cri du Grillon, dont la chaleur augmente l'acuité; Il semble au dormeur à moitié assoupi La voix de la Sauterelle parmi les collines herbues.
30 décembre 1816.