French poem
Néant peuplé
by Joséphin Soulary (1815–1891)
L’immensité t’écrase, — impasse Dont les sphères sont l’horizon ; Regarde à tes pieds, ô Raison ! Les cieux sont hauts, ta vue est basse.
Vois ! pour l’humble ciron qui passe, L’univers est fait d’un gazon ; Une heure écoule une saison ; Le point lui-même est un espace.
De ces infiniment petits, Les impalpables sont sortis, Les invisibles vont éclore.
Le rien se meut ; descends toujours… « O terreurs ! dis-tu, c’est encore L’immensité, mais à rebours ! »