Versos French Joséphin Soulary Les Ironies de la mort

French poem

Les Ironies de la mort

by (1815–1891)

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Enfant mal accueilli, comme un fardeau qui gêne, « O madame la Mort, disais-je, à mon secours ! » Mais elle : — « Cher baby, j’aime à trancher des jours Pleins d’azur ; j’attendrai que le ciel t’en amène. »

A vingt ans, rebuté par la beauté hautaine, « Cette fois, c’en est fait, criai-je à l’autre, accours ! » Mais elle : — « J’ai souci des cœurs pris à leur chaîne ; J’attendrai que tu sois aimé de tes amours. »

Plus tard, nouveaux appels (je débutais poète) ; Mais elle : — « Je fais cas d’un laurier sur la tête ; J’attendrai qu’on t’imprime et que tes vers soient lus. »

Aujourd’hui, las de tout, je l’implore ; mais elle : — « Non pas ! ton âme aspire à l’heure solennelle ; J’attendrai pour venir que tu n’y songes plus. »