Versos French Joséphin Soulary Sonnet d’août

French poem

Sonnet d’août

by (1815–1891)

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L’aube est volcan ; midi, fournaise ; août fait éclore Comme un embrasement le baiser de l’été ; Il ruisselle des cieux, écrasante clarté ; L’horizon le déchaîne, orageux météore.

Que faire par ce temps de chaleur qui dévore ? S’étendre au cours de l’eau dans un bois écarté, Tandis que sur le chêne, en dôme frais voûté, La cigale emplit l’air de sa note sonore !

Justement, au ruisseau voisin, d’un pied léger, Voici Margot qui court, furtive, se plonger. j’allais dans son bain surprendre l’étourdie ?

Non ! brûle qui voudra près d’un brasier pareil ! Je n’ai vu que ses yeux, et je tiens le soleil Très-débonnaire au prix de cet autre incendie.