French poem
03 (Afin de me permettre, à mon…)
by Léon Deubel (1879–1913)
Afin de me permettre, à mon matin vermeil, De dire avant la nuit des vers impérissables Elle parut ! laissant imprimés sur le sable Ses pas d’où s’élevaient des odes de soleil.
Le beau jour, préludant en fanfares d’éveil, Déroulait à ses pieds les grèves de la Fable ; Et les Hommes sentaient qu’en sa grâce ineffable Survivait le prestige enivrant du Sommeil.
Soudain comme des morts par miracle rendus À la clarté du jour et, le cœur éperdu, Repoussant les enfants et les mères en larmes,
Bondirent, au soleil qui évoqua leurs torses, Victorieusement en brandissant leurs armes, Tous les héros et tous les guerriers de ma Force.
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