French poem
Chanson
by Lucile Duplessis (1770–1794)
Humble autel de verdure Que la sensible Emma À la bonne nature De ses mains éleva, De la mélancolie Monument précieux Permets à mon âme attendrie De t’adresser des vœux.
Dans ce frais sanctuaire, Sur ce gazon épais, Quand Emma solitaire Viendra chercher la paix
De son âme oppressée Par le poids du malheur, Chasse toute noire pensée, Rends le calme à son cœur.
Et toi, fille sensible, D’Emma, l’unique appui, À toi seul est possible De charmer ses ennuis, Viens souvent la surprendre Au pied de cet autel, Souvent verse ton âme tendre Dans le sein maternel.