French poem
La source
by Marie Krysinska (1857–1908)
Autrefois, belle bachelette, Que poursuivait maint amoureux Jalouse de mes attraits glorieux Je fuyais au bois seulette
Dans l’eau des sources sauvages J’aimais à mirer mon visage Encadré de violettes Au bois seulette.
En source me voici changée Et je chante en rythmes légers Le chant joyeux des gouttelettes Au bois seulette.
Mais, parfois, je pleure dans l’eau Où plongent mes cheveux verts, si beaux, Mon âme languit, inquiète Au bois seulette.