French poem
Plaisirs d’été
by Marie Krysinska (1857–1908)
Juillet flambe au ciel, les corolles Sont languissantes ; La rivière somnole Sous les saules Et par sa fraîcheur tente.
Le chat gris, dans la cour passant, Bâille, s’étire et baille encore, Puis s’aplatit sur le flanc, Comme un chat mort.
Des péniches glissent sans bruit, Là-bas, sur le fleuve endormi Et les feuilles immobiles, Comme l’émeraude brillent.
L’air est Tel un hymne exalté, Parmi la ferveur Des cierges.
Mais, voici venir, ô douleur ! Notre aimable hôte, le patron d’auberge. Pourvu qu’il n’aille pas Avec quelque médiocre et bienveillant Propos — Comme il en a La fâcheuse manie trop souvent —
Déranger notre repos, Notre paresse, Enchanteresse.
C’est si divin d’être ainsi, ensemble, Vautrés dans l’herbe, comme des veaux.
Tes pensées aux miennes ressemblent Nous avons trop chaud.