French poem
Tu sais
by Marie Krysinska (1857–1908)
Tu sais, ô chère qui tiens Ainsi que dans une cage, Mon cœur dans tes blanches mains Que j’aime mon esclavage.
Tu sais que si ma fierté Regimbe sous ton caprice Il suffit pour la mâter D’une œillade séductrice.
Tu sais que tristesse ou joie Ne me viennent que de toi Et tu te plais à ce jeu De dompteuse d’amoureux.
Mais ce que tu ne sais pas C’est comment Ce gai roman Finit pour un tendre amant. Alors, sache-le, voilà :
Il meurt… — ou bien, il s’en va !