French poem
23 (Pavanes, menuets, voltes et cotillons…)
by Maurice Vaucaire (1863–1918)
Pavanes, menuets, voltes et cotillons Vivent dans ma mémoire, et leur rhythme m’attriste Comme le rappel d’un être qui plus n’existe Et pourtant rit encore au fond des médaillons.
Car la musique est morte en balançant la tête, En traînant ses jolis talons sur le parquet, En pinçant son jupon broché d’un air coquet, Avant qu’on ait soufflé le lustre, en pleine fête.
Sur ce vieux clavecin, fier de ses cent sept ans, Joue un air de Lulli, tout doux, pour que je voie Passer discrètement, pâles, en bas de soie, Ces damnés du plaisir, ces fantômes du temps.