French poem
29 (Chacun croit que ta main se…)
by Maurice Vaucaire (1863–1918)
Chacun croit que ta main se multiplie et semble Diriger un à un tous tes subordonnés ; Tandis que du regard, de la bouche et du nez, Des chanteurs indécis tu surveilles l’ensemble.
J’aime l’habileté de tes gestes adroits Quand tu bats la mesure avec un archet frêle, Et que, plein de fureur et d’entrain et de zèle, Tu cognes le souffleur, ton pupitre et tes doigts !…
Ta tête tombe à droite, à gauche, et se démène, Et te donne l’air d’un fantoche énergumène !