Versos French Pamphile Le May Le Levage

French poem

Le Levage

by (1837–1918)

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Chante, scie, en mordant chevrons et soliveaux! Sonnez, haches! Que nul des outils ne se taise! C'est comme un cliquetis d'armes. Et l'on est aise, Car pour mettre l'entrain coulent des vins nouveaux.

Il pleut de la gaîté sur ces rudes travaux, L'un siffle une romance en creusant sa mortaise, L'autre ajuste un tenon et formule une thèse, Et comme des refrains s'élancent les bravos.

Prenant, sous le soleil, un air de hardiesse, La rustique maison s'élève pièce à pièce. La porte, ouverte à tous, n'aura pas de loquet.

Saluez, travailleurs, le toit qui se dessine; Votre force grandit et pousse une racine... Le pignon est debout, clouez-y le bouquet!